Pauline LEFAIX : Alors, tout d’abord, bonjour Charlotte.

Charlotte DAVIAU : Bonjour Pauline… Étonnant de faire une interview dans la salle de sport d’AntemetA ! (sourire)

PL : Ça vous sort un peu du bureau et moi, ça me permet de vous poser des questions moins conventionnelles.

CD : Ok. Allons-y pour le moins conventionnel.

PL : AntemetA a démarré sa nouvelle année fiscale il y a un peu plus d’un mois. Comment ça va ?

CD : Qui, moi ? Super, toujours sur le pont ! (Sourire) Plus sérieusement, AntemetA va bien, très bien même. Et au niveau de mon service (Ressources Humaines), nous avons beaucoup à faire et à préparer pour cette nouvelle année fiscale. Nous venons de finaliser les plans de com de l’année, les participations, les intéressements… Et puis, nous avons le quotidien à gérer en parallèle : fiches de paye, recrutements, quelques départs, les entretiens individuels… Nous travaillons également sur la fusion avec la société C-Storage dont vous avez certainement entendu parlé dans la presse. Donc si vous voulez savoir si nous sommes bien occupés… (sourire)

PL : Charlotte, vous commencez à bien connaître cette société : vous faites partie des meubles ?

CD : Je ne sais pas comment je dois le prendre (rire). Je suis arrivée chez AntemetA il y a 10 ans, donc ce n’est pas tout à fait faux. Il n’y a pas de mal à se sentir bien quelque part, pourquoi vouloir changer à tout prix ? Et mon évolution en interne sert mon discours auprès des nouveaux postulants.

Charlotte DAVIAU, 29 ans, a fait toute sa carrière chez AntemetA. D’abord apprentie, puis rapidement Responsable RH. En parallèle du développement de la société – qui passe de 50 à 200 salariés en moins de 10 ans – elle construit l’ensemble du pôle Ressources Humaines. En 2015, elle est nommée Directrice des Ressources Humaines de l’entreprise.

PL : Les profils ont beaucoup changé ces dix dernières années ?

CD : Les métiers d’AntemetA ont beaucoup évolué en dix ans. On parlait essentiellement de négoce, de maintenance et d’installation. À cette période, dans l’IT, on entendait beaucoup parler d’infogérance mais jamais du Cloud, du Big Data, de l’AI, des Blockchains, du Devops et de l’importance de la cybersécurité. Des évolutions ou plutôt révolutions majeures dans notre secteur d’activité sur lesquelles AntemetA a misé.
Ce ne sont pas les changements qui ont été déroutants, c’est la rapidité avec laquelle nous les avons vécus et le côté « tout en même temps ». Il a fallu faire les bons choix.

PL : Comment s’assurer de recruter les bons profils dans ce contexte ?

CD : On a dû s’adapter, travailler avec les équipes techniques pour bien définir les profils à recruter, au bon moment. Je ne dis pas que nous n’avons pas tâtonné parfois, il a fallu prendre des décisions importantes et stratégiques mais nous nous sommes rarement trompés jusqu’à maintenant. Le navire a un bon commandant et de bons officiers. (sourire)

« Un bon profil pour nous, c’est une personne qui a envie de faire partie de la famille et de la culture AntemetA »

PL : Et vous misez beaucoup sur la promotion interne, vous investissez beaucoup dans la formation ?

CD : J’allais le dire, évidemment. Nous recrutons en externe (la société est passée de 50 à près de 210 salariés en 10 ans) mais nous faisons également monter en compétence les profils au travers de l’évolution interne, de la formation… Nous construisons avec eux leurs plans de carrière. D’ailleurs c’est un sujet que nous évoquons dès le recrutement avec une vision à 3-4 ans de leurs envies et de nos opportunités. Si l’on prend comme exemple l’offre ADC (Arcana Dynamic Cloud) proposée par AntemetA, c’est l’ensemble des salariés qui a été sensibilisé et/ou formé sur le sujet.

PL : Ça va jusqu’à maintenant ? Un café, un coca ?

CD : (sourire) Non merci. Ce n’est vraiment pas commun de faire l’interview ici !

PL : D’ailleurs, c’est une des caractéristiques de la société AntemetA ? Vous avez une salle de sport, une salle de repos, une cuisine très conviviale, un flipper dès l’accueil, j’ai même vu un Food Truck sur le parking, en arrivant. C’est une volonté de la direction ?

CD : Il y a de ça, c’est vrai. La culture d’entreprise est très forte et Stéphane BLANC (Président fondateur) met un point d’honneur à ce que les salariés viennent au bureau chaque matin avec le sourire et l’envie. Ça ne veut pas dire que nous n’avons pas d’énormes coups de pression, du stress à gérer, mais ça, c’est le propre du business. On est une société française mais on s’inspire de ce qui se fait, notamment à l’étranger, pour le « mieux vivre dans l’entreprise ».

« La culture d’entreprise est très forte et Stéphane BLANC (Président et fondateur) met un point d’honneur à ce que les salariés viennent au bureau chaque matin avec le sourire et l’envie. »

PL : C’est aussi un moyen d’attirer chez AntemetA des profils plus jeunes, les générations X, Y, Z ?

CD : Je suis ravie que l’on s’arrête à la lettre Z ; si on pouvait ensuite reboucler sur la génération A ce serait une bonne nouvelle pour nous, les Ressources Humaines. (rire) Je plaisante, mais c’est vrai que les nouvelles générations ont une vision particulière de l’entreprise. Entre ceux qui veulent tout, tout de suite, ceux qui travaillent parce qu’ils ont besoin de travailler mais n’y voient pas une source d’épanouissement personnel ; pas facile de trouver les perles rares qui désirent s’investir dans une société pour du moyen voire du long terme.
C’est vrai que ces générations ont le fantasme « START UP », de la société façon SILICON VALLEY (GAFA) avec des canapés en forme de ballon, des terrains de basket au milieu du bureau, des horaires à la carte… Nous n’en sommes pas là, mais nous pouvons dire que nous saupoudrons cet esprit un peu partout au sein de l’entreprise… Nous rappelons également aux salariés que nous sommes avant tout une entreprise privée et que la profitabilité est la clé de voûte de son fonctionnement et développement.

PL : AntemetA recrute ?

CD : Ah oui ! On cherche en ce moment des Ingénieurs Commerciaux pour Paris et la province, des Ingénieurs spécialisés réseau et sécurité cloud, des techniciens supports services managés. La société est en pleine expansion sur des métiers très pointus.

PL : Je le note. C’est quoi un bon profil, pour vous ?

CD : C’est une personne qui a une certaine maturité mais qui a aussi envie d’apprendre, qui s’investit pleinement, qui a une « vision client ». C’est également une personne qui a envie de faire partie de « la famille et de la culture AntemetA ». Nous avons l’un des taux de turn-over les plus faibles du marché.
Justement, je dois vous quitter, j’ai un entretien dans moins de 5 minutes avec une personne qui pourrait correspondre à ce profil.

 

Chuuuttt… surtout ne le répétez pas !

#Ta PASSION/HOBBY : Escape Game !

#Ton PÉCHÉ NON AVOUABLE : Mon kitkat tous les matins en arrivant au bureau ☺

#Ta super COLLECTION : Aucune…

#Une ANECDOTE SUR AntemetA : Je pensais au Ski… mais c’est censuré ☺ → Je crois que je peux le dire… ma super gamelle aux Olympiades du kick off de l’année dernière, qui prouve qu’on est tous à fond !

#Ton CHIFFRE PRÉFÉRÉ : Le 5 ! (Mon jour de naissance ☺)

#Ta COULEUR PRÉFÉRÉE : Le Gris (Indécise entre le noir et le blanc)

#Ton GIMMICK : « C’est le rush ! » ou « Je suis à fond »

À propos de l’auteur

Pauline LEFAIX

Pauline LEFAIX est journaliste spécialisée dans les nouvelles technologies. Elle appréhende l’univers de ses interlocuteurs avec un ton et des questions sans concession. Sa démarche, s’inscrire comme le poil à gratter d’un secteur souvent considéré comme très conventionnel.

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